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[Hard Rock FM] Slippery When Wet, par Bon Jovi (Mercury / Universal, 1986)

Bon Jovi :  Slippery When Wet (Source : Amazon)Ah Bon Jovi, toute une histoire pour beaucoup de hardeux. Un nom connu par beaucoup, détesté par des millions mais adoré par davantage encore. Selon que vous soyez une fille ou un garçon, votre opinion sera sans doute différente tant le beau gosse chevelu a su populariser le hard-rock auprès de la gente féminine. Enfin, disons sa conception du hard-rock, proche du glam / hair-metal américain de la mi-eighties (souvenez-vous de Poison, Cinderella, Motley Crue et les autres), du big-rock US plus authentique (Aerosmith) ou même du Heavy-Pop à la manière de Honeymoon Suite, Europe, etc. Tout comme Bryan Adams à la même époque, Bon Jovi a certainement contribué à populariser ce rock puissant destiné aux soirées estudiantines et aux stades de foot. En réaction allait bientôt venir le grunge, le nu-metal et le neo-punk, mais c'est une autre histoire. Pour les amateurs de rock qui avaient une quinzaine d'années dans la seconde moitié des années 80, Bon Jovi représente certainement une part de leur jeunesse quasi inavouable, comme les comédies de lycées débiles style 'Porkys' et les films d'horreur à la 'Vendredi 13'. Est-ce à dire que seule la nostalgie peut justifier l'écoute de ce 'Slippery When Wet' près de vingt ans après sa sortie? Oui et non. Oui car ce type de musique a incontestablement vieilli, et pas toujours de la bonne manière. Non car il reste ici suffisamment de mélodies bien torchées et de chansons immédiates pour emporter l'adhésion des masses. Les vocaux sont caressants mais légèrement énervés, les guitares de Ritchie Sambora jouent bien et fort mais évitent d'agresser les oreilles délicates et la section rythmique livre un travail efficace pour des tempos relevés et propices à déchainer les foules. Ajoutez-y des claviers très bien ficelés et sucrés à souhaits et vous obtenez une recette efficace en partie composée par l'inévitable Desmond Child. On débute donc les hostilités par un 'Let It Rock' dans la grande tradition du stadium-rock et le groupe enchaîne ensuite par un 'You Give Love A Bad Name' anthologique. Un des morceaux les plus emblématiques du hard-rock de la seconde moitié des eighties, aux cotés du 'Poor Some Sugar On Me' de Def Leppard ou du 'Final Countdown' de Europe. Pas moins. Le second single tueur de l'album fut le puissant 'Livin'On A Prayer' et son refrain imparable. Bon Jovi enfonce ensuite le clou encore plus profondément avec un 'Wanted Dead Or Alive' plus calme et apaisé mais doté d'une belle intro western immédiatement reconnaissable et d'un solo bien ficelé. 'I'd Die For You' et le rapide 'Raise Your Hand' (un autre hymne de stade) sont également fort agréables, tout comme 'Social Disease', 'Without Love' et 'Wild In The Streets'. Enfin, signalons la jolie ballade 'Never Say Goodbye', que l'on se plait à fredonner avec un plaisir presque coupable. Evidemment ce n'est pas du metal à proprement parler mais cet album est excellent dans son genre, autant que le 'Reign In Blood' de Slayer, le 'Master Of Puppets' de Metallica, le 'Peace Sells' de Megadeth ou le 'Walls Of Jericho' de Helloween. Il n'y a aucun point commun entre ces cinq albums me direz-vous. Si, il sont tous sortit en 1986 et ils ont tous marqué l'histoire de la musique et du Hard en particulier. Bon Jovi joue certes du FM mais il le fait terriblement bien et ce 'Slippery When Wet' s'impose (malgré une affreuse pochette) comme un indispensable sommet du genre.; 90"

GENRE : Hard Rock FM

TITRE A ECOUTER PRIORITAIREMENT :

  • Living On A Prayer
  • You Give Love A Bad Name
  • Wanted Dead Or Alive


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