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[Heavy Metal] Down To Earth, par Ozzy Osbourne (Sony, 2001)
Un nouvel album de papy Osbourne, surtout après six ans d'absence discographique, constitue toujours un événement dans le monde du heavy-metal, puisque, sans lui, cette musique n'existerait peut-être pas tel que nous la connaissons. Rétrospectivement il apparaît que Black Sabbath fut l'un des groupes les plus influents de l'histoire du rock et son immense inventivité inspira des légions de suiveurs. Osbourne, en solo, ne se hissa pas vraiment au même niveau mais son aura n'a jamais pali. Comme Lemmy, Robert Plant ou Dee Snider il demeure un monument incontournable du genre, que chacun se doit de respecter. Sa folie, sa voix si caractéristique, ses débordements caricaturaux et pourtant indispensables à sa légende ont suffi à le garder bien à part dans le coeur des fans. On s'en convaincra sans peine en jetant un oeil et une oreille sur le festival itinérant Ozz'Fest où, chaque année, les croulants de Sabbath enterrent leur bruyante descendance six pieds sous terre. Tout cela pour dire qu'il est particulièrement difficile d'oser formuler la moindre critique à l'égard de Monsieur Zizi Grosses Burnes. Ses albums ont finis par s'imposer dans la durée malgré leur rejet critique initial et le bonhomme a réussi, au fil du temps, à accumuler suffisamment de classiques pour assurer un monstrueux show scénique de deux heures sans le moindre temps morts. Alors, bien sûr, ce nouveau disque n'est pas ce qu'il a produit de meilleur et on n'y trouve pas trace de machines de guerre de la trempe des immortels 'Mr. Crowley', 'Crasy Train', 'Goodbye To Romance' ou même des plus récents 'Perry Mason' ou 'No More Tears'. Mais les morceaux restent agréables à l'oreille et la plupart devraient passer efficacement l'épreuve de la scène avant de rejoindre leurs petits camarades pour la grande fête du metal. Les musiciens assurent plutôt bien, mais étant donné la somme de talent rassemblé c'est un peu normal. Mike Bordin est à la batterie et Zakk Wylde aux guitares, sans oublier le fabuleux Robert Trujillo à la basse. Bref, le Madman sait s'entourer (il l'a d'ailleurs toujours su). Cepandant on peut difficilement isoler un titre en particulier tant ils semblent tous sorti du même moule. Le son est massif et carré, avec une certaine tendance à lorgner vers le marché américain et même le Nu-Metal au travers de compositions ramassées privilégiant l'efficacité immédiate. Citons néanmoins une bien jolie ballade co-composée par Mick Jones et nommée 'Dreamer' où la voix d'Ozzy se fait caressante et douceâtre à souhait. Le reste de l'album se complait - hélas - dans la banalité et on serait bien en peine d'y trouver un morceau réellement marquant, quoique 'Junkie' et 'Gets Me Through' se détachent quelque peu du lot. Ce seront d'ailleurs souvent les seuls que le bonhomme jouera sur scène lors de la tournée ultérieure. Comme je le disais au début, cet album constitue un événement, très mineur certes mais indéniable: Ozzy est de retour alors préparez-vous et planquez chauve-souris et autres casse croûtes! Dommage que ce retour attendu se fasse par le biais d'un album aussi tiède et dénué d'épices.
GENRE : Heavy Metal
SCORE : 65 / 100
TITRE A ECOUTER PRIORITAIREMENT :
- Dreamer
- Junkie
- Gets Me Through
 | [plus d'infos] Ozzy Osbourne (2001-10-16). Down to Earth. epic. |
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