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[Heavy Metal] Demolition, par Judas Priest (SPV / Steamhammer, 2001)

Judas Priest : Demolition (Source : Amazon)The Priest Is Back! Une fois de plus pourrait on dire. Et une fois de plus voici un album en béton, dont les réelles qualités s'apprécient au fil des écoutes. Car, non, 'Demolition' n'est pas aussi immédiat que 'Defender Of The Faith', ni aussi progressif que 'Point Of Entry' et certainement pas aussi dévastateur que 'Painkiller'. Demolition en fait est un peu tout cela à la fois. Technique, rapide, lourd, brutal, mélodique, expérimental parfois. Bref, il s'agit d'un nouvel album contribuant à revitaliser la légende, pas un simple décalque des précédents classiques du groupe. Et cela seul mérite déjà d'être souligné et apprécié à sa juste valeur en ces temps où nombre de légendes du genre vivent outrageusement sur leur passé. Certains vont objecter que Tim Ripper Owens ne sera jamais aussi bon que Rob Halford, lequel reste le seul et unique Metal God. C'est vrai que le petit jeune n'est pas aussi impressionnant et qu'il monte un rien moins haut vers le sommet. Mais Ripper possède une technique monstrueuse et il suffit d'une seule écoute du formidable 'Close To You' pour se rendre compte de la puissance du bonhomme et de sa capacité à tout donner sur un titre. Quel feeling, quelle puissance et, surtout, quelle émotion sur ce qui reste une magnifique semi-ballade à tomber par terre et à pleurer ensuite. Et les autres morceaux? 'Machine Man', lourd comme l'armure du super heros homonyme, rassure les fans dès la première écoute et tant 'One On One' que 'Hell Is Home' vont les conforter dans l'idée que le Priest livre ici un nouveau classique. Heavy As Fuck, pourrait on dire. 'Devil Digger' constitue, pour sa part, un de ses mid-tempo terriblement heavy comme le groupe en a le secret et il s'impose immédiatement comme un titre ultra-efficace. Ces mecs ne font définitivement pas leur âge tant ils assurent comme des petits jeunes pressés d'en découdre. Après trente ans de carrière, la plupart serait fatigués, hors-jeu ou aurait virés leur cuti pour un blues gras plus ou moins valable. Le Priest, lui, saisit à pleine main l'étandard du heavy-metal et le dresse bien haut pour que chacun comprenne que, s'il n'en reste qu'un, il sera celui-là. 'Bloodsuckers' montre, lui, la force vocale de l'éventreur lequel est capable - finalement - de prouesses dignes d'Halford. Après trois autres titres heavy à souhait ('In Between', 'Feed On' Me et, surtout, 'Subterfuge') arrive une secone ballade ('Lost & Found'), également splendide. Vient ensuite 'Cyberface' et, pour clore cet album, un puissant 'Metal Messiah' bourrin à souhait mais néanmoins doté d'influences plus modernes sur les couplets (ce n'est pas Fear Factory mais presque!) et d'un refrain rageur et mémorisable dès la première écoute. Pour les bonus, le Priest fait dans l'auto-hommage avec une nouvelle version du classique 'Rapid Fire' (du speed / thrash à l'état brut!) et réintérprète le classique 'The Green Manalishi With The Two Pronged Crown' de Fleetwood Mac vingt ans après la version figurant sur 'Killing Machine'. Bref, voilà du bon, voilà du bourrin, voilà du super efficace. Pas aussi essentiel que 'Defender Of the Faith', 'Killing Machine' ou 'Painkiller', cette 'Demolition' fort bien nommée s'impose néanmoins comme une pièce enviable dans la riche discographie d'un des plus grands groupes metal de tous les temps. 79 minutes de bonheur: belle bête!

GENRE : Heavy Metal

SCORE : 85 / 100

TITRE A ECOUTER PRIORITAIREMENT :

  • Close To You
  • Machine Man
  • Lost & Found
  • Metal Messiah

[plus d'infos]
Judas Priest (2001-07-24). Demolition. Spv.
Prix: 9.57 EUR.

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© Robert Viseur & Frédéric Pizzoferrato (2004-2010)