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[Heavy Metal] Dances Of Death, par Iron Maiden (EMI, 2003)
Depuis le temps que Maiden règne sur le monde du métal, on en vient à se demander si leur suprématie va un jour s'achever. Sans doute, mais ce ne sera pas encore pour cette fois. Ce treizième album studio (en plus de vingt-cinq ans de carrière) comprend tous les éléments aptes à satisfaire les hordes de fans que le groupe compte dans ce vaste monde. Après l'excellent 'Brave New World', à la forte connotation progressive, Maiden s'est semble-t-il recentré sur une musique plus immédiate, certes moins travaillée mais, également, moins alambiquée et susceptible d'accrocher plus rapidement l'auditeur. On sent que le groupe cherche à se rapprocher du son qui fut le sien au début des années 80 et les morceaux ont un parfum rétro indéniable. Nullement désagréable donc, même si, parfois, un peu plus d'aventure aurait séduit davantage. Néanmoins, on peut louer le groupe pour son intégrité puisque, lui, au moins, ne se lance pas dans le train de la musique symphonique ou du hardcore afin d'élargir son auditoire. Bref! Les morceaux sont, dans l'ensemble, de bon niveau. 'Wildest Dreams' constitue une belle introduction au reste de l'album mais ne restera pas un classique, loin de là. 'Rainmaker' lui est bien supérieur, avec sa mélodie typique rappelant les grandes heures d'antan. 'No More Lies' constitue un morceau épique, long de plus de sept minutes, comme Maiden aime à en placer sur chacun de ses albums depuis une décennie, un titre qui rappelle évidemment les classiques 'Fear of the Dark' ou 'Clansman'. La plage titulaire de l'album est longue de près de neuf minutes et épique à souhait, avec une longue intro et une montée en puissance progressive. Pas vraiment novateur mais bien maîtrisé. La chanson 'Montségur' s'affirme, pour sa part, comme un bon exemple de morceau rapide, enlevé, immédiatement mémorisable qui devrait constituer un efficace moment scénique. Le très rock 'Gates of tomorrow' débute par un riff de guitare visiblement inspiré par AC/DC et comprend un beau solo mélodique en son centre. 'Paschendale' est, lui, un titre progressif, dans la lignée de ceux proposés sur le précédent album du groupe, et dont les influences remontent bien loin en arrière, avec sa batterie ponctuant une mélodie tournante, un peu comme du vieux Génésis mais en moins prétentieux. Une accalmie au milieu de la composition est suivie par un gros riff bien massif et une pluie de note de guitare du plus bel effet. Le refrain appele immédiatement les choeurs généreux du public et nul doute que ce titre sera un grand moment de la prochaine tournée. Les deux morceaux suivants sont plus classiques et manquent un peu de personnalité, même si la voix de Dickinson emporte l'adhésion. Le dernier morceau ('Journeyman') est une nouvelle plage progressive, avec des claviers, de belles parties de guitares accoustiques et des vocaux puissants et variés qui font de ce titre une belle réussite et démontre un certain esprit d'innovation de la part d'un groupe trop souvent taxé (parfois à raison, c'est vrai) d'immobilisme. Au final, voici sans conteste possible un grand album de Maiden, qui manque peut-être seulement d'un hit véritable de la trempe de 'Number Of The Beast', 'Aces High' ou '2 Minutes 2 Midnight'. Ce qui ne l'empêche pas d'être une véritable réussite, d'une grande richesse musicale. Il prouve, si besoin était, que Iron Maiden demeure un des géants du métal et reste bien plus qu'une entreprise poussièreuse et dépassée.
GENRE : Heavy Metal
SCORE : 85 / 100
TITRE A ECOUTER PRIORITAIREMENT :
- No More Lies
- Journey Man
- Montségur
 | [plus d'infos] Iron Maiden (2004-04-01). Dance Of Death. EMI. Prix: 16.68 EUR. |
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